Santé

Alimentation, cerveau et distractivité : prise d'aliments contrôlée par les objectifs ou par l'habitude

Esther aarts

Nationality Dutch

Year of selection 2011

Institution Stichting Katholieke Universiteit

Country Netherlands

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Le pouvoir des aliments

Lorsqu’on se trouve face à des aliments délicieux, il peut être difficile de savoir quand s’arrêter de manger. Après tout, le cerveau n’est-il pas censé dire lorsque on est rassasié ? C’est ainsi que l’on se ressert un autre de ces très bons gâteaux.
Esther Aarts cherche à savoir quel type de contrôle motivationnel est associé à ces mauvaises habitudes alimentaires. Notre prise alimentaire est-elle régulée par une réponse automatique, par exemple par l’habitude de manger dix gâteaux à la suite sans prendre en compte la satiété, ou est-elle liée à notre prise en compte de ses conséquences, par exemple chez les personnes qui ne prennent qu’une moitié de gâteau car elles n’ont plus faim ?
Elle entend découvrir si le fait de s’alimenter au-delà de la satiété peut êre expliqué par un contrôle habituel (automatique) plus fort et/ou un contrôle orienté vers un but (axé sur les conséquences) plus faible. Chacun des types de contrôles est lié à une région spécifique du cerveau contenant de la dopamine - la molécule qui régule le contrôle motivationnel. Les individus obèses ont notamment des niveaux de dopamine différents par rapport aux personnes minces.
Afin de voir comment différents niveaux de dopamine dans ces régions du cerveau empêchent certaines personnes plutôt que d’autres de manger sainement, Esther Aarts effectuera des scanners de cerveaux d’individus possédant différents niveaux de dopamine. Dans ces scanners, il sera proposé aux individus de travailler pour pouvoir siroter du chocolat au lait alors qu’ils ont faim ou sont à satiété, afin d’étudier les contrôles automatiques et ceux axés sur les conséquences. Esther Aarts déterminera si les différentes activités et les types de connectivité dans les régions du cerveau riches en dopamine permettent de prédire si un individu travaillera dur pour sa récompense chocolatée, même lorsqu’il n’a plus faim.
Les résultats attendus pourraient avoir d’importantes applications dans le champ de l’obésité. Cette recherche est particulièrement pertinente car on considère que la consommation d’aliments réconfortants, en particulier ceux riches en gras et en sucre, est l’un des principaux facteurs de la hausse de l’obésité, qui a triplé en Europe depuis les années 1980. Une masse corporelle importante est souvent associée à des risques de maladies cardiovasculaires, de cancers, de diabètes et de troubles de l’humeur.
Ainsi, comprendre comment le pouvoir de la nourriture peut déséqilibrer le contrôle motivationnel chez certains individus plutôt que d’autres pourrait mener à l’élaboration de traitements sur mesure pour combattre les effets directs et indirects du surpoids.

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