Environnement

Bilan glaciologique de l'océan Glacial arctique dans le cadre de l'Année polaire internationale

Pascaline bourgain

Nationality French

Year of selection 2008

Institution Sorbonne Université

Country France

Risk Environnement

Ph.D

3 years

120000 €

Des Découvertes Glaçantes

Vous savez certainement que les ours polaires sont menacés par la diminution de la banquise dans l’Arctique, du fait du réchauffement climatique. Pascaline Bourgain s’intéresse à ces questions débattues, et se penche sur les conséquences de l’arrivée d’eaux chaudes dans l’océan Arctique. L’un des points forts de son étude est l’analyse d’une quantité considérable de données, notamment de nouvelles mesures effectuées pendant une expédition de 3 mois à bord d’un brise-glace en Arctique, une expérience inoubliable. À l’échelle mondiale, la fonte de la glace de mer menace gravement les écosystèmes (perturbation de la faune et de la flore) et les systèmes physiques (par exemple la circulation des océans) : ces phénomènes ont des répercussions sur l’humanité entière et plus spécifiquement sur la population inuit, contrainte d’adapter son mode de vie aux fluctuations de la banquise.
Mes travaux portent sur l’océan Arctique et sur ses interactions avec la glace de mer, dont le recul marqué prouve que le réchauffement climatique s’intensifie actuellement dans la région. Je m’intéresse en particulier à la couche halocline, située entre 50 et 200 m de profondeur, et sur sa variabilité spatiotemporelle. Cette couche est de première importance dans la mesure où elle représente l’interface entre le principal réservoir de chaleur de l’océan Arctique, à environ 300 m de profondeur, et la surface.

Biographie
Mon baccalauréat scientifique en poche, je passe deux années en classe préparatoire aux grandes écoles en mathématiques et physique au lycée Faidherbe de Lille. Je suis alors admis à l’École normale supérieure de Paris, dans le département Terre-Atmosphère-Océan. Au cours des trois ans que j’y passe, j’ai l’occasion de faire plusieurs stages, dont l’un à l’étranger, dans plusieurs domaines allant de la géologie à la climatologie. La dernière année, j’obtiens un master en océanographie physique à la Sorbonne Université. Au cours de mon stage final, je me suis découvert une vraie passion pour l’océan Arctique, que j’ai eu la chance de pouvoir étudier durant trois années supplémentaires lors de ma thèse.

Recherches

Le réchauffement climatique semble s’accélérer dans l’Arctique. En 2007, la fonte estivale de la banquise a dépassé les 1,5 million de kilomètres carrés (3 fois la superficie de la France), battant le précédent record de 2005. Aucun modèle n’avait prévu une telle perte si tôt ! L’océan Arctique joue un rôle clé dans l’équilibre des masses de la glace de mer. La colonne d’eau est composée de différentes masses d’eau qui interagissent en échangeant de la masse et de la chaleur. La couche appelée « halocline » a une fonction particulièrement importante. Il s’agit d’une couche d’eau froide dont la salinité augmente fortement dans les quelque 50 m situés sous la banquise. Toutefois, l’halocline est encore peu connue aujourd'hui : les scientifiques ne s’accordent pas sur la façon dont est apparue et son évolution est peu documentée. C’est pourquoi j’ai choisi de consacrer mes trois années de thèse à cette couche marine.

Bourse AXA

Le Fonds AXA pour la Recherche est unique à mes yeux. Contrairement à d’autres bourses doctorales, qui visent à soutenir un domaine spécifique et recherchent ensuite des candidats adaptés, le Fonds AXA effectue sa sélection en fonction des motivations des doctorants à étudier un sujet particulier. Cette approche me semble juste et logique, car un champ de recherche en soi n’aboutit pas à grand-chose si les étudiants n’y investissent pas tout leur enthousiasme et leur détermination. À titre personnel, c’est grâce à AXA que je peux poursuivre cet objectif qui me tient à cœur. Cela n’aurait pas été faisable sans le Fonds, que je tiens à remercier pour cette possibilité.

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