Environnement

Mise en œuvre de l'extraction en phase solide pour déterminer les basses concentrations de Ti(III) dans les tissus végétaux (ISPETI)

Natalia ospina-alvarez

Nationality Colombian

Year of selection 2012

Institution University of Warsaw

Country Poland

Risk Environnement

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Des poisons et des plantes : mesurer la contamination de notre environnement

Lorsqu’un poison contamine notre environnement, il pollue non seulement le sol et l’eau, mais peut aussi être absorbé par des plantes, ce qui rend ces dernières entièrement ou en partie toxiques. Natalia Ospina-Alvarez cherche à mieux comprendre ce phénomène dans le cas du thallium. Ce métal, principalement introduit dans l’environnement via l’exploitation minière de plomb et de zinc, peut avoir différents niveaux de toxicité : si le thallium-I est bien plus courant, le thallium-III est plusieurs milliers de fois plus nocif. Afin d’évaluer les niveaux de contamination et le danger qu’ils représentent, il est important de connaître la concentration de chaque type de thallium présente dans l’environnement, y compris dans les plantes.
Afin d’étudier cela, Natalia Ospina-Alvarez s’est tournée vers la plante Sinapis alba, un membre de la famille des moutardes connu pour accumuler des taux importants de thallium. Seules des traces du très toxique thallium-III y étant présentes, la chercheuse développe une nouvelle méthode pour l’extraire directement du matériau complexe des feuilles des plantes. Grâce à cette technique, elle pourrait obtenir des échantillons avec une plus forte concentration en thallium-III et ainsi réaliser des mesures plus précises. Ces recherches pourraient permettre une meilleure détection du thallium et d’autres polluants présents en très faibles quantités, et ainsi une meilleure détection des risques pour l’environnement comme pour les personnes qui consomment des plantes ayant poussé sur des sols contaminés. Il est même possible que le travail de la chercheuse constitue une solution au problème : en comprenant mieux la façon dont ces plantes assimilent le thallium, il serait possible de les utiliser pour extraire le poison du sol et ainsi laisser les sols en meilleur état qu’à l’origine.

Plus d'informations

Le thallium est présent dans l’environnement dans deux états d’oxydation, TI(I) et TI(III), le TI(III) étant mille fois plus toxique que le TI(I). Comme la toxicité du thallium dépend de l’état redox du métal, il est essentiel de doser les deux formes dans l’environnement. Les concentrations de TI(III) observées dans la nature sont très faibles, de sorte qu’une préconcentration de l’élément est nécessaire avant le dosage. L’extraction solide-liquide (SLE) est une méthode largement utilisée pour l’évaluation de la biodisponibilité du thallium dans le sol et l’extraction du thallium des échantillons de plantes et de sol. Ce projet a pour but d’évaluer l’application d’une approche similaire, connue sous le nom d’extraction en phase solide (SPE), pour la séparation du TI(III) d’échantillons à matrice complexe.

Pour ajouter ou modifier une information de cette page, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : community.research@axa.com