Santé

Réponses du cycle biologique des moustiques aux mesures de contrôle des vecteurs et implications sur le risque de transmission du paludisme

Francesco baldini

Nationality Italian

Year of selection 2014

Institution University of Glasgow

Country United Kingdom

Risk Santé

Post-Doctoral Fellowship

2 years

120000 €

Le paludisme est transmis par les moustiques anophèles et tue plus de 600 000 personnes chaque année, principalement en Afrique. Utiliser des insecticides contre le moustique vecteur de la maladie est l’une des mesures les plus efficaces pour réduire le risque de paludisme, mais elle pourrait être gravement remise en cause en raison de la résistance croissante des moustiques aux insecticides. Cependant, pour comprendre et gérer les risques associés à la diminution potentielle de l'efficacité de la lutte antivectorielle sur la transmission de la maladie, il est essentiel de comprendre toutes les conséquences évolutionnistes possibles de ces stratégies. Malgré les possibles conséquences importantes en termes de transmission du paludisme, on ne sait rien de l'impact de la lutte antivectorielle sur l'évolution du cycle de vie du moustique.

 Avec le soutien d’AXA Research Fund, le Dr. Francesco Baldini travaillera à combler cette lacune cruciale en matière de connaissances et testera comment les mesures actuelles de lutte contre le paludisme peuvent induire des changements dans le cycle de vie des moustiques, susceptibles de modifier considérablement leur capacité à transmettre le paludisme. Plus précisément, comme le prévoit la théorie du cycle de vie, l'augmentation des taux de mortalité extrinsèque par des mesures de lutte antivectorielle pourrait permettre de sélectionner les moustiques dont la survie intrinsèque est réduite et dont la reproduction est plus rapide, ce qui pourrait modifier considérablement leur potentiel de transmission de la maladie. En outre, l'environnement hostile dans lequel évolue les moustiques adultes peut modifier les stratégies reproductives de la mère et altérer l'aptitude physique de la progéniture, ce qui pourrait influer sur leur capacité vectorielle.

Le Dr. Baldini propose d'effectuer une série d'enquêtes expérimentales sur le principal vecteur africain du paludisme, An. gambiae, afin d'évaluer les réponses à court et à long terme des caractéristiques biologiques du moustique en lien avec les conditions associées à la lutte antivectorielle et leur impact sur la capacité de transmission des parasites du paludisme humain. Il analysera également les bases moléculaires des possibles compromis découlant de la lutte antivectorielle, tels que ceux qui existent entre la survie et la reproduction, permettant éventuellement la conception de marqueurs supposés permettant de surveiller les changements évolutifs sur le terrain. Il propose de réaliser ces études écologiques, évolutives et infectieuses en collaboration avec des leaders internationaux dans les domaines de l'écologie des vecteurs moustiques et de la génétique des populations palustres à l'Université de Glasgow dans un environnement de recherche dynamique, multidisciplinaire et collaboratif. Cette étude commencera à élucider l'efficacité potentielle à long terme des mesures actuelles de contrôle du paludisme, afin de développer et de mettre en œuvre les futures interventions visant à réduire le risque de transmission du paludisme.

Pour ajouter ou modifier une information de cette page, vous pouvez nous contacter à l'adresse suivante : community.research@axa.com