Santé

Les facteurs en jeu dans l’infection par le virus du chikungunya chez l’hôte

Delphine judith

Nationality French

Year of selection 2008

Institution INSERM de Paris XII - Henri Mondor

Country France

Risk Santé

Ph.D

3 years

120000 €

Changement climatique et maladies émergentes

Le changement climatique n’est pas sans effets sur certaines maladies, transportées par des insectes vers de nouvelles régions de la planète. Le virus du chikungunya (CHIKV), par exemple, est sur le point de se répandre à travers le monde par le biais de ses moustiques vecteurs, aujourd’hui présents sur presque tous les continents. Delphine Judith étudie les mécanismes précis de l’infection par le CHIKV. Elle a révélé comment des parties de nos mécanismes cellulaires peuvent bloquer ou encourager la réplication du virus. Ces connaissances permettront d’optimiser les modèles de la maladie en laboratoire afin d’améliorer la recherche de nouveaux traitements et de méthodes de prévention.

Biographie
Je suis titulaire d’une licence en chimie, biologie et biophysique de l’université Paris 5, et d’un master en infectiologie, microbiologie, virologie et immunologie de l’université Paris 7. En septembre 2008, j’entame une thèse en virologie à l’Institut Pasteur au sein du groupe dirigé par le professeur Marc Lecuit (Microorganismes et barrières de l’hôte, Inserm avenir et Institut Pasteur). Mes recherches mettent l’accent sur la biologie cellulaire de l’infection à virus Chikungunya.

Recherches

J’axe mes recherches sur un virus transmis par les piqûres de moustique, connu sous le nom de virus Chikungunya (CHIKV). Cet arbovirus a récemment réapparu, générant des infections massives dans la région de l’océan Indien et en Inde. Étant donné l’expansion géographique des moustiques vecteurs du virus, ce dernier a de grandes chances de toucher toute la planète dans le contexte de la mondialisation et du réchauffement climatique. Chez l’homme, le CHIKV entraîne une maladie bénigne avec des symptômes de fièvre, arthralgie, myalgie et éruption cutanée. Des cas d’infection grave au CHIKV ont néanmoins été décrits, en particulier chez des adultes souffrants de troubles sous-jacents et des nouveau-nés dont la mère est virémique. Le cœur de mon projet est l’étude de la biologie cellulaire liée à l’infection. Plus spécifiquement, j’espère décoder les mécanismes moléculaires qui permettent au virus de pénétrer les cellules cibles et de se disséminer dans les cellules voisines. Ce projet va non seulement enrichir nos connaissances élémentaires de ce virus peu caractérisé, mais aussi contribuer à définir de nouvelles stratégies préventives et thérapeutiques.

Bourse AXA

Me voir sélectionnée parmi les bénéficiaires d’une bourse AXA m’a permis d’obtenir le financement nécessaire pour mener à bien cette thèse. C’est un honneur qui va en outre accroître la reconnaissance de la qualité et de l’intérêt général de mon travail. La bourse témoigne de l’intérêt que porte AXA aux sciences fondamentales, et montre que les investissements dans ce domaine permettent de minimiser les risques associés aux infections émergentes et au réchauffement climatique.

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